Les Echos.fr 14/11/08
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a appelé vendredi les dirigeants des banques à mettre fin à la "maltraitance" des entreprises par les agences bancaires, une situation qui pèse sur le moral de l'économie française.
"Ce que nous constatons aujourd'hui (...) c'est ce que j'ai appelé une forme de petite maltraitance des agences bancaires locales à l'égard des entreprises, et notamment des petites entreprises", a-t-elle déclaré à la presse à l'issue d'une rencontre entre le médiateur du crédit, René Ricol, et les organisations patronales, en présence du secrétaire d'Etat aux PME, Hervé Novelli.
La petite maltraitance, "c'est un leasing pour une voiture de direction qui n'est pas renouvelé sans aucune raison raison objective, ou encore la suppression d'une carte business sur un compte qui n'était pas même en découvert", a-t-elle expliqué, appelant les patrons des grandes banques à mettre fin à ces pratiques. "C'est important pour le moral de l'économie française", a poursuivi Laurence Parisot.
Par ailleurs, la présidente du Medef a exprimé le souhait que les organisations patronales, qui ont chacune une vision spécifique de la situation économique de la France, "se mettent en commun au service du médiateur du crédit."
"Je trouve que ce serait beaucoup plus efficace si, dans chaque département, il y a une petite équipe qui représente(chacune des organisations patronales) et qui centralise toute la remontée de l'information", a estimé Mme Parisot.
L'ensemble des représentants des organisations patronales ont salué l'engagement pris par les banques le 12 novembre de ne pas réduire le montant des crédits accordés à chaque entreprise et à ne pas leur demander de garanties supplémentaires, "sauf situation exceptionnelle".
La réunion, tenue à Paris, a réuni autour de René Ricol le Medef, la CGPME, l'UPA, les chambres de commerce et d'industrie, les chambres de métiers et de l'artisanat et des représentants du secteur de la comptabilité.